Santé
Réduction des Risques
Usages de Drogues


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SWAPS nº 62

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Brèves n°62

Naissance du Réseau français de réduction des risques
Constitué en février autour du collectif du 19 mai (Asud, la Fédération Addiction, Act Up-Paris, Gaïa, Safe, SOS Hépatites, SOS Drogues International, salledeconsommation.fr), qui a mené le débat sur les salles de consommation, le Réseau français de réduction des risques se veut un outil d’échange entre organisations et personnes intéressées, permettant la communication en direction des médias et du grand public. Le Réseau s’est doté d’un comité scientifique pluridisciplinaire et indépendant, dont l’objectif est de contribuer à l’amplification, la structuration, la diffusion et la visibilité de la recherche en RdR, en intégrant les besoins des acteurs de terrain.
Toutes les informations sur www.asud.org

Les premières journées nationales de la Fédération Addiction
Issue de la fusion entre l’Anitea et la F3A, la Fédération Addiction représente environ 85% du dispositif médico-social en addictologie (Csapa, Caarud, CTR, AT, consultations jeunes...). Les premières journées nationales de la nouvelle association auront lieu les 19 et 20 mai à Lyon.
Programme disponible sur www.anitea.fr

Multitudes
"Drogues : Loi, Réduction des risques" : c’est le titre du copieux dossier - pas moins d’une quinzaine d’articles - de la nouvelle livraison de la revue Multitudes. Il a été élaboré "avec Médecins du monde, des intervenants de santé et des usagers" qui estiment que la dépénalisation est la seule politique rationnelle possible.
Multitudes n° 44, printemps 2011, 240 p., 15 euros.

Marmottan fête ses 40 ans
A l’occasion du 40e anniversaire de l’hôpital Marmottan, un colloque scientifique intitulé "corps et âme, les addictions" aura lieu le 24 juin à la faculté René Descartes de Paris. Avec une impressionnante liste d’intervenants : Axel Kahn, Marc Valleur, Bernard Stiegler, Dany-Robert Dufour, Jean Dugarin, Louise Nadeau, Jean-Louis Pédinielli, Jean-Pierre Lhomme, Yves Michaud, Jean-Pol Tassin, Michel Hautefeuille, Michel Serres et Robert Castel.
Renseignements sur www.hopital-marmottan.fr

Parution
"Fruit d’une rencontre improbable entre des champs épistémologiques et des courants de pensée qui ont coutume de s’opposer" comme l’écrit dans son introduction le psychanalyste Eric-Pierre Toubiana, Addictologie clinique réunit cliniciens et chercheurs d’horizons très divers pour créer un véritable manuel sur les addictions - avec ou sans produit. Parmi les nombreux contributeurs, Amine Benyamina, Michel Hautefeuille, Didier Jayle, Lila Mekaoui, Michel Reynaud, ou encore Marc Valleur...
Addictologie clinique, sous la direction d’Eric-Pierre Toubiana
PUF, “Quadrige Manuels”, 800 p., 28 euros.

Coquelicot 2011
étude sur la santé des usagers de drogues et leurs besoins en matière de réduction des risques

L’étude Coquelicot s’adresse aux usagers de drogues majeurs ayant injecté ou sniffé au cours de la vie. Cette recherche est menée par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) U988.

La participation des usagers de drogues à cette recherche est importante :
- parce qu’elle permettra de mieux connaître leur situation vis-à-vis du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et des hépatites et d’améliorer la prévention et leur prise en charge ;
- parce qu’elle va contribuer à adapter, au mieux, les politiques publiques de réduction des risques à destination des usagers de drogues.

Sa réussite repose sur le volontariat.

Entre mai et juillet 2011, des enquêteurs professionnels (soumis au secret médical) vont proposer aux usagers de drogues volontaires de répondre à un questionnaire anonyme et confidentiel.
- Cette étude se déroulera dans les villes de Bordeaux, Bègles, Aix-en-Provence, Marseille, Martigues, Lille, Roubaix, Tourcoing, Strasbourg, Schiltigheim, Paris, et dans les départements de la Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis.
- Aucune information ne permettra de retrouver l’identité de la personne interrogée. Ce questionnaire portera sur leur santé en général, leurs conditions de vie, leur histoire liée à la consommation, leurs besoins et attentes vis-à-vis des stratégies de réduction des risques.
- Dans le même temps, il leur sera proposé de donner quelques gouttes de sang sur un buvard afin de tester le VIH, l’hépatite C et l’hépatite B exclusivement (pas de recherche de produits stupéfiants).
- Les résultats de ces tests ne seront pas communiqués, qu’ils soient positifs ou négatifs parce que la participation est anonyme et rien dans le questionnaire ne permettra de retrouver la personne volontaire. Ensuite, parce que ces tests n’ont pas officiellement de valeur diagnostique pour le dépistage individuel.

Nous remercions les volontaires qui accepteront de participer à cette étude afin de faire progresser la recherche.

Pour toute information complémentaire, contacter Marie Jauffret-Roustide, sociologue, responsable scientifique de l’étude, à coquelicot@invs.sante.fr