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SWAPS nº 55

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Actualité

Salles de consommation, le débat s'étend

par Nestor Hervé

Comme Swaps l’annonçait dans sa dernière livraison, une salle de consommation à moindre risque éphémère a été installée dans les locaux d’Asud le 19 mai, à l’occasion de la journée mondiale des hépatites. Lancée par un groupe inter-associatif comptant Asud, Act Up-Paris, l’Anitea, Safe et SOS Hépatites Paris, l’initiative a été bien relayée par les médias, même grand public. Du coup, une partie du monde politique s’est penché sur la question. Début juin, le Conseil de Paris a émis le voeu que le Maire de Paris intervienne auprès du gouvernement afin "qu’un large débat soit engagé afin de déterminer dans quelles conditions une expérimentation sur des salles de consommation à moindre risque pourrait être menée, et une adaptation du cadre légal et réglementaire engagée". De son côté, Annick Lepetit, député PS et adjoint au maire de Paris, a posé une question écrite au gouvernement sur les salles d’injection.

Les 11 et 12 juin, une salle de consommation a été installée lors des journées de l’Anitea. Jean-Marie Le Guen, député et adjoint à la santé au Maire de Paris, a visité la salle de consommation, avant de faire un discours remarqué sur la réduction des risques en plénière. Nicole Maestracci et Didier Jayle, tous deux anciens présidents de la Mildt, ont aussi visité la salle.

Lors de la Clat 5, début juillet à Porto, Jean-Luc Romero, président d’Elus locaux contre le sida, a estimé, en séance plénière, que les salles d’injection à moindre risque constituent "un exemple de droit à la sûreté et à la dignité" : "Sur le plan individuel, elles constituent un facilitateur d’accès aux soins et un tremplin vers la réinsertion, sur le plan collectif, elles permettent une meilleure acceptation des usagers de drogues".

Le collectif à l’origine de l’initiative a rendez-vous au ministère de la santé le 29 juillet, et compte poursuivre son action lors des prochains colloques de référence sur l’usage de drogues, tel THS à Biarritz, en octobre.