Santé
Réduction des Risques
Usages de Drogues


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SWAPS nº 52

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Edito n°52

par Didier Jayle et Gilles Pialoux

Cette 52e livraison de Swaps est quelque peuatypique par ce qu’elle s’ouvre sur deux disparitions quinous sont proches, celles de Pierre Goisset et d’Eric Malapert,qui furent des nôtres au lancement de Swaps. Tous deuxartisans de la RdR victimes d’accident de la vie. Accidentsimprévisibles et injustes laissant la réduction desrisques orpheline de ces engagements-là.

Une RdR toujours en questionnement, aux EGUS et aux assises del’AFR (lire "la RdR "avant" la loi ?"), où lesacteurs ont été confortés par la présencede la ministre de la santé qui a confirmé son souhaitde progresser sur l’éducation liée aux risques del’injection, mais restent inquiets devant les loissécuritaires et les risques judiciaires. Cetteinquiétude explique-t-elle les lenteurs del’expérimentation des pipes à crack, le faiblenombre de projets déposés sur l’éducationà l’injection ? Sans vouloir espérer un prix Nobelmade in France sur la RdR (on se réjouit tous de celuiattribué à Françoise Barré-Sinoussi etLuc Montagnier), on aimerait voir la recherche cliniquefrançaise sur la RdR se structurer et publier sesrésultats. Si les derniers chiffres de la surveillance du VIHs’avèrent encourageants pour ce qui concerne les usagersde drogues, la situation de l’hépatite C restepréoccupante (lire "Hépatite C et addictions entreespoirs et inquiétudes").

Dotée de l’arsenal juridique et réglementairead hoc depuis la loi de santé publique d’août 2004,la RdR doit encore se doter d’une méthodologiescientifique qui confortera ses progrès. N’est-ce pas unemanière de se renforcer de l’intérieur et de sedégager en partie des menaces répressives enmatière d’usage qui la paralysent ?