Santé
Réduction des Risques
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SWAPS nº 45

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Brève n°45

L’élixir "anti-alcootest" à nouveau en vente
Security Feel Better, une boisson interdite pendant quelques mois parce qu’elle se vantait d’avoir le pouvoir de faire chuter trois à six fois plus vite le taux d’alcool dans le sang, est à nouveau en vente en France. Dans sa nouvelle communication, Security Feel Better indique être une boisson aux plantes "qui facilite la digestion des aliments et des boissons" sans faire référence à l’alcool. Mais, dans un communiqué adressé à la presse, l’entreprise indique, comme objet de l’envoi, "pour les fêtes, testez la boisson anti-gueule de bois". La Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes avait annoncé fin février la suspension de la commercialisation en France, pour un an, de cette boisson au motif qu’elle était "présentée comme étant susceptible de diminuer le degré d’imprégnation alcoolique". Mais le Conseil d’Etat a autorisé à nouveau sa commercialisation le 17 mai.

Les sanctions en matière de stupéfiants durcies
Les députés français ont donné leur aval, dans le cadre du projet de loi contre la délinquance, à l’accroissement des sanctions en matière de stupéfiants, avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison et 300000 euros d’amende pour les infractions à l’égard d’un mineur ou dans les écoles. Si l’usage de stupéfiants reste puni d’un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende, les sanctions pourront être portées à cinq ans de prison et 75000 euros d’amende lorsque l’usage est le fait, dans l’exercice de ses fonctions, d’une personne dépositaire de l’autorité publique ou d’un salarié d’une entreprise de transport. Les sanctions s’accompagnent d’une peine complémentaire, sous forme d’un stage obligatoire "de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits de stupéfiants".

L’Italie allège les poursuites pour possession de cannabis
La ministre italienne de la santé Livia Turco a approuvé courant novembre un décret faisant passer d’un demi-gramme à un gramme la quantité de cannabis à partir de laquelle le détenteur de la drogue s’expose à des sanctions pénales. Cette décision a aussitôt déclenché les critiques de la droite italienne, qui a accusé le gouvernement d’"ouvrir la porte à la consommation des drogues dures". Le décret revient sur la loi Fini-Giovanardi du précédent gouvernement qui prévoyait formellement l’arrestation, voire l’incarcération pour possession d’un demi-gramme de cannabis. Avec ce décret, "des milliers de jeunes n’auront pas à franchir les grilles des prisons ou à être victimes de poursuites pénales pour avoir fumé un joint", a commenté Livia Turco.