Santé
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SWAPS nº 43

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Publications

Nouvelles parutions

par Claudine Vallauri


Thérapies cognitives et comportementales et addictions

Hassan Rahioui, Michel Reynaud
Flammarion Médecine-Sciences (Formation permanente),
2006, 114 pages


Destiné aux praticiens, cet ouvrage constitue une synthèse pratique sur les thérapies cognitives et comportementales (TCC) appliquées aux addictions.
Il rappelle les aspects théoriques et conceptuels de l’addiction (mécanismes psychopathologiques et physiopathologiques) puis fait le point sur les modèles cognitivo-comportementaux et leur intérêt dans la prise en charge des addictions.
Ces connaissances de base posées, les auteurs abordent les différentes composantes de la pratique des TCC :
analyse fonctionnelle, modèle transthéorique du changement, entretien motivationnel, stratégies de prévention de la rechute, restructuration cognitive...
Les chapitres exposent les bases théoriques, les principes, les outils et la mise en application des TCC. Ils sont illustrés d’exemples et d’études de cas concrets et complétés d’une bibliographie détaillée.
Enfin l’ouvrage traite de la prise en charge comportementale et cognitive des conduites addictives dans le cas des thérapies familiales, du couple, à l’adolescence ou spécifiques d’un type de dépendance (alcool, tabac, cannabis, jeu pathologique).


Baromètre santé 2005
Premiers résultats

Sous la direction de Philippe Guilbert et Arnaud Gautier
Inpes, mars 2006, 170 pages


L’enquête "Baromètre santé" sur les comportements, connaissances et croyances des Français en matière de santé, réalisée périodiquement par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé et ses partenaires, a interrogé en 2005 plus de 30000 personnes.
Elle fournit en particulier des données sur l’évolution de la consommation de tabac, d’alcool et de drogues en population générale. Les analyses détaillent l’évolution de la consommation selon le sexe et l’âge, la quantité consommée, le type et les modes de consommation, les tentatives d’arrêt...
Pour le tabac, l’étude montre en 2005 une baisse de la prévalence du tabagisme par rapport à l’année 2000, particulièrement marquée pour les femmes et les jeunes ; cependant, le nombre de gros fumeurs reste stable.
Pour l’alcool, on note une baisse de la consommation quotidienne et des quantités consommées ; en revanche, il n’y a pas de diminution pour l’ivresse alcoolique et la proportion de buveurs à risque.
Pour les drogues illicites, le cannabis est la substance la plus consommée et les principaux consommateurs sont les jeunes et, en particulier les hommes jeunes.
L’expérimentation du cannabis n’augmente pas chez les plus jeunes. La consommation des autres drogues illicites est faible, cependant, l’expérimentation et l’usage occasionnel de l’ecstasy et de la cocaïne sont en hausse.


Les usages de drogues des adolescents parisiens
Analyse de l’enquête Escapad Paris 2004

François Beck, Stéphane Legleye, Stanislas Spilka
OFDT, décembre 2005, 101 pages


Les consommations de drogues à la fin de l’adolescence à Paris
Tendances n° 46, janvier 2006,

4 pages


Réalisé par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies et la Mairie de Paris, le volet parisien de l’enquête nationale Escapad (Enquête sur la santé et les consommations lors de l’appel de préparation à la défense) a interrogé en 2004 plus de 1700 Parisiens âgés de 17 ans.
Le rapport décrit les consommations de drogues des jeunes Parisiens de 17 ans : niveaux d’usage de tabac, d’alcool, de médicaments psychotropes, de cannabis et d’autres drogues illicites - pour les filles et pour les garçons.
Pour la première fois, une analyse infracommunale a été réalisée : un découpage géographique de la capitale en 4 quarts (les arrondissements parisiens sont regroupés en zones globalement homogènes du point de vue économique et social) met en évidence de fortes disparités dans les consommations de substances psychoactives suivant la zone de résidence des jeunes.
Les jeunes résidant dans les quartiers les plus favorisés apparaissent plus souvent consommateurs d’alcool, de tabac, de médicaments psychotropes, de poppers, de cocaïne, voire de cannabis que ceux des quartiers populaires. Un constat à nuancer cependant pour ce qui concerne l’expérimentation d’héroïne (plutôt concentrée dans le nord-est parisien) et pour les usages réguliers de cannabis (dont la répartition est plutôt homogène).
Au final, de ces résultats se dégage une photographie des usages de drogues des jeunes Parisiens, affinée, qui revient sur l’idée d’une métropole parisienne surconsommatrice (issue d’enquêtes et statistiques concernant l’ensemble de la population) et qui invite à mener des études complémentaires afin de disposer d’éléments qualitatifs et explicatifs des facteurs environnementaux - favorisants ou protecteurs - en oeuvre dans la pérennisation des conduites addictives.