Santé
Réduction des Risques
Usages de Drogues


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SWAPS nº 26

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Dossier VHC

Introduction

par La rédaction

La séroprévalence globale de l'infection par le VHC dans la population contaminée par le VIH est de 25 à 28% en France. La population la plus touchée demeure celle des usagers de drogues, que ce soit par voie nasale ou par injection.
Des usagers ou des ex-usagers qui ne sont pas sans se poser de question quant à leur égalité de chances d'accéder aux combinaisons thérapeutiques anti-VHC efficientes, à la spécificité de prise en charge (interférence des produits de substitution / antirétroviraux, par exemple) et quant aux appréhensions légitimes ou fantasmatiques vis-à-vis de la ponction biopsie hépatique (PBH) ou du principal produit anti-VHC proposé par voie injectable, l'interferon.
La pratique clinique du traitement anti-VHC doit historiquement tenir compte du fait que les usagers ont été quasi-systématiquement exclus des essais cliniques. De fait, on sait peu, si ce n'est rien, sur les interactions entre produits de substitution et antirétroviraux, sur l'acceptabilité de la ponction biopsie du foie, sur les rapports entre interferon et les produits de substitution.

Mais les temps changent. La Conférence de consensus française sur l'hépatite C a, par exemple, montré que dans certaines circonstances, les choix thérapeutiques, notamment en cas de "bons facteurs" de réponse au traitement, pouvaient permettre de se passer de la biopsie.
D'autres ont mis en place une évaluation des marqueurs sanguins de fibrose hépatique qui devraient, si les premiers résultats se confirment, permettre à une personne VHC + sur deux, de se passer précisement de cette fameuse biopsie du foie.
Swaps a entrouvert le dosser de l'hépatite C et des peurs qui lui sont associées.