Santé
Réduction des Risques
Usages de Drogues


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SWAPS nº 20

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Brèves

par La Rédaction

La drogue aux Antilles
En partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), le Secrétariat d'Etat à l'Outre-Mer, le Conseil régional d'Ile-de-France, RFO et Canal+ Antilles, le CRIPS lance un concours d'idées de scénarios sur la drogue aux Antilles et en Ile-de-France.
Parce que l'usage de drogues et les conduites addictives sont un problème de santé publique majeur aux Antilles, il paraissait, en effet, indispensable de mener une opération qui donne la parole à toute la population.
Quels que soient leur âge et leur lieu de résidence, les Antillais sont ainsi invités à envoyer leurs idées de scénarios avant le 30 avril 2001 au CRIPS:
"Concours scnéarios sur la drogue aux Antilles"
CRIPS
Tour Maine-Montparnasse
BP 53
75755 Paris cedex 15

Cannabis: les Français fument de plus en plus...
Selon les résultats de l'enquête Espad (European school survey project on alcohol and other drugs) coordonnée par la Suède auprès de 95 000 adolescents de 16 ans dans 30 pays d'Europe, les jeunes Français arrivent dans le peloton de tête des consommateurs de substances psychoactives (alcool, tabac et drogues illicites). Une enquête qui révèle notamment la forte progression du cannabis dont la consommation a doublé, depuis 1993, chez les garçons comme chez les filles puisque 38% des premiers (contre 17% en 1993) et 32% des secondes (contre 15%) déclarent désormais en avoir fumé au moins une fois. La consommation régulière (au moins 10 fois dans l'année) est, quant à elle, passée de 5% à 15% chez les garçons et de 3% à 9% chez les filles entre 1993 et 1999. Des chiffres qui amènent les auteurs de l'enquête à souligner qu'avec la République tchèque et la Grande-Bretagne, la France fait aujourd'hui partie des 3 premiers pays européens pour la consommation de cannabis, qu'elle soit occasionnelle ou régulière.

...la dépénalisation fait son chemin
Selon un sondage CSA-Libération, une majorité de Français de 25 à 34 ans (54% exactement) se déclare plutôt favorable à la dépénalisation des drogues douces comme le haschish. Ils sont un peu moins nombreux (52%) à y être favorables dans la tranche d'âge 18-24 ans. Quant aux Français de 35 à 49 ans, ils sont à 56% "hostiles" à une telle dépénalisation, précise le sondage, réalisé auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Globalement, sur l'ensemble des Français, la proportion des personnes restant, en février 2001, "plutôt hostile" à la dépénalisation des drogues douces s'établit à 64% , contre 67 % en janvier 1996.

3/4 d'interpellations pour usage
Selon une étude exploratoire sur "le consommateur de produits illicites et l'enquête de police judiciaire" réalisée par le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), les trois-quarts des personnes interpellées en France le sont pour simple usage, les autres ayant été arrêtées pour revente ou trafic, associés ou non à la consommation de cannabis. Six fois sur dix, les personnes interpellées consomment du cannabis depuis plus d'un an et un usager sur deux à déjà eu affaire à la police. Les suites de l'interpellation opposent clairement les personnes mises en cause pour usage et celles qui le sont pour revente ou trafic puisque le premières ne font pas -ou très brièvement- l'objet de garde à vue et ne sont que très rarement déférées à la justice quand les secondes sont gardées à vue plus de 24 heures une fois sur deux, et déférées à la justice une fois sur trois.

Beaurepaire reste ouvert
Infirmant le jugement du tribunal de grande instance de Paris qui, en novembre, avait donné raison aux propriétaires du local et aux riverains qui réclamaient de l'association Charonne qu'elle cesse son activité, la cour d'appel de Paris a estimé que la Boutique de la rue Beaurepaire, dans le Xe arrondissement à Paris, ne devait pas fermer. Selon son jugement, il n'est, en effet, "pas établi que le centre, ouvert du lundi au vendredi de 10 heures à 18 heures (au plus tard) attire une population de toxicomanes qui ne fréquentait pas auparavant la rue Beaurepaire".

Catalogue des structures d'Ile-de-France
Afin de faciliter la recherche de la ou des structures intervenant dans le champ des substances psychoactives, le CRIPS Ile-de-France vient de publier un catalogue des structures associatives et institutionnelles intervenant dans l'ensemble du champ des produits licites et illicites en Ile-de-France.
Un catalogue qui recense, pour Paris et pour chaque département, par ville ou par arrondissement, l'ensemble des structures intervenant dans différents domaines: drogues illcicites, alcool, tabac, alcool et tabac ou enfin tous produits. Le tout avec, à la clé, leurs coordonnées (adresse, téléphone, fax, e-mail, site internet...), leurs missions et leur public.

La Suisse en exemple
La politique suisse, qui donne la priorité à la réduction des dommages sociaux causés par les drogues plutôt qu'à la répression, est jugée exemplaire par une commission parlementaire du Conseil de l'Europe.
Depuis 1994, la Suisse a réussi à diminuer considérablement le nombre des décès liés à la drogue en utilisant des programmes de prévention et de traitements, parfois très controversés. Le taux de décès liés à la drogue en Suisse est ainsi passé de 56,2 par million d'habitants en 1994 à 29,4 en 1998, selon le rapport qui a été adopté en commission et qui sera soumis au vote de l'Assemblée dans quelques mois. Par contraste, au Royaume-Uni, où sont appliquées les mesures répressives parmi les "plus sévères d'Europe", le taux de décès n'a cessé de progresser depuis la même époque, passant de 34,1 pour un million en 1994 à 40,7 en 1997 (dernier chiffre connu).

Le trafic progresse sur internet
L'organe des Nations unies chargé du contrôle des stupéfiants s'inquiète de la progression du trafic de drogue sur l'internet. Dans un rapport annuel rendu public à Vienne, l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) estime, en effet, que "l'internet est de plus en plus utilisé pour le trafic en ligne car il semble assurer un accès commode à des substances placées sous contrôle". L'OICS, qui s'inquiète "du fait que des pharmacies en ligne fournissent illégalement des médicaments vendus sur ordonnance, y compris des substances placées sous contrôle international, à une clientèle disséminée dans le monde entier sans exiger la présentation des ordonnances requises" juge ainsi "impératif de mettre en place, aux niveaux régional et international, des mesures de contrôle efficaces".

L'OMS accuse les alcooliers
"Les grands fabricants d'alcool tentent de faire boire les plus jeunes de manière routinière": telle est notamment l'une des accusations de Gro Harlem Bruntland, la secrétaire générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui estime que la publicité de l'industrie de l'alcool met la jeunesse en péril en faisant l'apologie de la boisson.