Santé
Réduction des Risques
Usages de Drogues


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SWAPS nº 20

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Nice

Jacques Peyrat (RPR):

par La Rédaction

Parce que la position du politique sur la réduction des risques ou sur une éventuelle opposition entre cadre législatif et santé publique est au centre du débat sur les relations entre Drogue et Cité, nous avons demandé aux principaux candidats de deux grandes villes (4 à Paris et 2 à Nice) de répondre à nos questions. Des questions simples pour des réponses,.pour la plupart, limpides, à l'exception d'une équipe de campagne à Paris.

Drogues licites, drogues illicites: selon vous, quelle différence ?

Il n'y en a, à mon sens, aucune. Qu'il s'agisse de l'héroïne, de la cocaïne, ou de l'alcool, elles aboutissent toutes, de par leur usage répété, à une dépendance psychologique et physique.

Existe-t-il, dans votre ville, des structures bas seuil (boutiques)? Qu'en pensez-vous? Souhaitez-vous les développer et comment comptez-vous vous y prendre avec le voisinage?

Il existe, en effet, à Nice une telle structure, dans le centre. La municipalité est propriétaire du local et l'a mis à disposition d'une association formidable (ACTES), qui reçoit entre 40 à 70 personnes par jour. Ainsi, un certain nombre de toxicomanes sont aidés pour leur permettre de s'engager dans un processus thérapeutique en vue d'une réinsertion sociale.
Je sais qu'un nombre non-négligeable de ces personnes sont orientées vers des centres de soins et de substitution. Malheureusement, "l'attractivité" de cette structure fait que le local est aujourd'hui saturé. C'est pourquoi j'envisage, si je suis réélu, la création d'une deuxième structure, vraisemblablement à l'ouest de la ville.
S'agissant du voisinage, un travail préparatoire a été effectué et je peux vous dire que cela se passe relativement bien.
La prévention primaire reste cependant notre priorité, et j'envisage, dans ce but, la création d'un centre d'accueil et d'écoute pour les adolescents et leur famille.

Enfin, en tant qu'élu, pensez-vous qu'il faille modifier la loi de 70?

Je pense, en effet, que la loi de 70 doit être modifiée pour être adaptée à la situation actuelle. Mais il n'est pas question de libéraliser et de dépénaliser l'usage de certaines drogues illicites en France comme, par exemple, le cannabis. Si la toxicité de ce produit est moindre, elle n'est pas pour autant négligeable, et il existe un pourcentage important de personnes qui, pour des raisons psychosociales, sont vulnérables et risquent d'entrer dans une dépendance vis-à-vis d'autres drogues dites dures.