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SWAPS nº 16

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Brèves... n°16

Etats-Unis: les enfants sous antidépresseurs

Selon l'AFP, la Maison Blanche, "inquiète de la surconsommation de psychostimulants et d'antidépresseurs par les enfants" vient de lancer une "campagne massive auprès des parents et du corps médical pour lutter contre cette dérive." L'agence de presse précise que cette initiative suit la publication d'une étude par le JAMA (Journal of the American Medical Association) qui rapportait que "de 1991 à 1995, le nombre d'enfants d'âge pré-scolaire consommant des antidépresseurs a augmenté de 200% et qu'au cours de la même période la proportion de jeunes de 2 à 4 ans qui prenait du Ritalin un produit censé lutter contre l'hyperactivité a plus que doublé".

Montpellier: une pharmacienne à l’index

Le conseil régional de l'Ordre des pharmaciens de Montpellier a condamné une pharmacienne au centre ville "à ne plus vendre de médicaments remboursés par la sécurité sociale pendant huit mois" au motif du "non respect du code de la santé publique réglementant la vente de stupéfiants". Un médecin conseil de la caisse régionale d'assurance maladie aurait, en effet, constaté "des anomalies" dans certains dossier transmis durant l'été 1997: "des produits comme la méthadone et le Subutex® sont délivrés avant que l'ordonnance correspondante soit délivrée" et "du sulfate de morphine est même délivré sans l'accord écrit du médecin."

De nombreux pharmaciens, médecins, professeurs, associations ou hommes politiques se mobilisent pour soutenir la pharmacienne.

L’OFDT au rapport

"Vent en poupe pour la cocaïne, déclin de l'héroïne, diffusion du crack hors de la région parisienne, gestion rationnelle d'une polyconsommation de drogues par les usagers": telles sont, en substance, les conclusions du rapport de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) rendu public en mars.

Autre constat: l'héroïne est désormais classée "en phase descendante dans l’espace urbain", et la cocaïne est "en phase de diffusion" tandis que les produits de substitution comme le Subutex® sont eux répertoriés "en phase de développement".

Considéré jusqu'alors comme un phénomène parisien, l'usage de crack s’est, quant à lui, "diffusé dans d’autres les sites urbains" alors que "dans le milieu techno, l'ecstasy et les produits vendus sous ce vocable (...) occupent une place essentielle dans la configuration des substances consommées".

Enfin, dernier point: le "phénomène massif de la polyconsommation" qui s’explique par le fait que "les usagers recourent ainsi à des pratiques de régulation des consommations dans le but de modifier les effets des substances".

Nouvelles modalités de prescription pour la méthadone

Selon un arrêté paru le 16 février au Journal Officiel, la prescription de méthadone jusqu’à présent limitée à 7 jours peut désormais atteindre 14 jours, avec une délivrance fractionnée à 7 jours tandis que celle de Subutex® reste à 28 jours, avec là encore une dispensiation fractionnée de 7 jours.

La conduite sous l’emprise de stupéfiants pénalisée?

Aux termes d’une proposition de loi rendue publique en février, les députés RPR de l’Assemblée nationale souhaitent faire de la conduite sous l’emprise d’un stupéfiant -qui serait responsable de 15% des accidents mortels contre 32% pour l’alcool- un délit passible de deux ans de prison et de 30 000 francs d’amende.

Les bienfaits du Subutex®

Selon un bilan présenté par les laboratoires Schering-Plough quelque 65 000 personnes bénéficieraient, quatre ans après son lancement, d’un traitement de substitution par le Subutex® et 6 000 par la méthadone. La fidélisation au praticien prescripteur est en forte augmentation (55% à 2 ans) tandis que la stabilité dans le travail des usagers progresse (17 à 23%) et que la précarité concernant le logement diminue (25% à 11,5%).

La consommation d’héroïne se stabilise en Europe

Selon le dernier rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), quelque 5 millions d’Européens auraient déjà pris de l’héroïne au moins une fois dans leur vie. La prévalence globale de la consommation semblerait cependant "s’être largement stabilisée dans la plupart des pays communautaires, bien qu’il y ait une incidence continue de nouveaux cas, contrebalancée par un certain nombre d’usagers qui arrêtent leur consommation ou meurent". Enfin, sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne, près de 300 000 personnes bénéficieraient d’une thérapie de substitution, principalement par la méhtadone.

L’Allemagne ouvre la voie à l’usage médical de cannabis...

En estimant que certains malades peuvent demander l’autorisation de recourir à la marijuana -actuellement pénalisée- la cour constitutionnelle allemande a ouvert la voie à l’usage du cannabis pour les personnes atteintes de maladies graves. Elle a toutefois rejeté, pour des raisons de forme, les recours déposés par 8 patients souffrant de sida, de sclérose en plaques, d’épilepsie et d’hépatite C, qui disposaient d’attestation de leurs médecins et entendaient utiliser légalement cette drogue.

La Suisse à la dépénalisation

Le conseil des Etats a voté en faveur de deux initiatives cantonales pour la dépénalisation de la consommation et du commer du cannabis. Selon le ministre suisse de l’Intérieur, "le gouvernement suisse va examnier prochainement la question, dans la révision totale de la loi sur les stupéfiants en cours". La consommation et le commerce du chanvre et des produits dérivés seraient ainsi décriminalisés mais des mesures pour protéger la jeunesse devraient accompagner cet assouplissement de la loi.

Une Américaine privée de grossesse

Un juge de Helena, dans le Montana (Etats-Unis), a interdit une jeune femme de 29 ans de grossesse pendant les dix ans à venir. Arrêtée en état d’ivresse et sous amphétamines, elle avait déjà été condamnée l’an dernier à trois ans de prison avec sursis après avoir mis au monde un bébé dont les urines contenaient des amphétamines.

Publications

"Accueillir des discours qui, formalisés, pourraient s’entendre à propos d’un thème précis, un thème qui traverse l’intimité des toxicomanies. Accueillir des lecteurs qui voudraient redimensionner leur propre élucidation des usages de drogues et des addictions, prêts à s’engager dans un discours qui veut quitter sentiers battus et solutions magistrales": tel est l’objectif de "la Cène", Revue Européenne de Toxicomanies et des Addictions dont le numéro 1 est entièrement consacré à la "fonction du produit".

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