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n°69 - automne 98


A propos des lieux de rencontre homosexuels

Christophe Broqua
CRIPS - attaché au Laboratoire d'Anthropologie Sociale (EHESS, Paris)
Rommel Mendes-Leite
socio-anthropologue, Groupe de Recherches et d'Etudes sur l'Homosocialité et les sexualités (GREH)








Parmi les différentes recherches menées depuis plus de dix ans sur la gestion des risques liés au VIH chez les homosexuels masculins, certaines se sont progressivement intéressées aux questions de la sexualité dite “anonyme” ou “impersonnelle” et à la fréquentation des lieux de rencontre commerciaux ou non - backrooms, sex-clubs, saunas, cinémas pornos, lieux de drague extérieurs, etc. Utilisant des méthodes qualitatives ou quantitatives, ces recherches se donnent le plus souvent pour objectif d'évaluer les comportements à risque et d'aider à la mise en place de réponses préventives.

Un nombre important de communications présentées à Genève concernaient les lieux de rencontre homosexuels – "public sex environments" ou "commercial sex environments" – et les pratiques ou représentations de leurs usagers. Au total, 53 présentations (45 posters, 2 communications orales et 6 abstracts publiés uniquement dans le recueil) abordaient ce thème d’une manière ou d’une autre, certaines équipes étant parfois signataires de plusieurs travaux. Ces communications sont, pour l’essentiel, des présentations d’actions de prévention menées dans des lieux de rencontre homosexuels (10 posters, 1 communication orale, 1 abstract publié), des recherches portant spécifiquement sur les usagers de ces lieux (13 posters, 1 abstract publié), des recherches proposant des données comparées sur usagers et non-usagers (8 posters, 1 abstract publié) et des recherches qui ont utilisé ces lieux parmi d’autres comme espaces de recrutement pour la constitution de cohortes (6 posters, 2 abstracts publiés). Du point de vue géographique, tous les continents sont représentés, à l’exception de l’Afrique (1), pour l’ensemble des présentations ainsi que pour les deux premières catégories (actions de prévention et recherches spécifiques sur les usagers des lieux de rencontre).

Il faut donc tout d’abord souligner l’essor véritable de telles recherches, en dépit des résistances institutionnelles ou sociales que rencontrent souvent leurs auteurs (2). Le nombre important de travaux sur ce thème présentés à Genève révèle non seulement l’évolution de la recherche sur le sida mais aussi celle des pratiques homosexuelles en période d’épidémie. En effet, ces dernières années, selon la perception de différents commentateurs, les lieux de rencontre commerciaux se sont multipliés et leur fréquentation s’est accrue dans plusieurs grandes villes d’Europe - en particulier à Paris et à Londres.

Des résultats difficilement comparables et discordants

Malgré le grand nombre de travaux présentés, il reste difficile, voire impossible, de soumettre à comparaison les résultats obtenus. Tout d’abord en raison de la diversité des contextes socioculturels dans lesquels ils s’enracinent. Ensuite, parce que des problématiques très diverses traversent ces recherches. Par ailleurs, sur différentes questions, les résultats présentés sont souvent discordants, et pas uniquement en raison des particularités socioculturelles.

Le premier point de divergence concerne la "dangerosité" des lieux de rencontre au niveau de la gestion des risques et donc de la propagation de l’épidémie. C’est d’ailleurs cette question, souvent posée comme hypothèse ou comme "constat" préalable à l’action, qui motive explicitement bon nombre de recherches ou de campagnes de prévention présentées ici. Or, à cette question, aucune réponse générale n’est donnée. Parmi les recherches portant spécifiquement sur les lieux de rencontre, certaines décrivent un niveau élevé de comportements à risque (3, 4, 5, 6), ce qu’à défaut de données comparatives, il est difficile d’admettre sans réserve. Car envisagée dans l’absolu, la notion de niveau élevé de comportements à risques ne peut avoir qu’un sens subjectif. Les recherches proposant une comparaison entre les comportements des usagers de lieux de rencontre et ceux d’autres catégories sont partagées sur ce thème ; certaines déduisent de leurs résultats une corrélation (7) entre fréquentation des lieux et prises de risque (8, 9), alors que d’autres n’en constatent guère (10, 11, 12). Malheureusement, un certain nombre de recherches menées auprès de personnes contactées entre autres sur des lieux de rencontre (13) ne présentent aucune donnée sur les pratiques relatives à ce sous-groupe, ce qui permettrait pourtant d’en évaluer les éventuelles spécificités (14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21).

Autre question qui ne fait pas l’unanimité, celle de l’identification des usagers des lieux de rencontre à la catégorie homosexuelle. Plusieurs auteurs affirment que les usagers des lieux qu’ils ont étudiés ne se considèrent pas comme homosexuels (22, 23). Une étude menée en Inde insiste d’ailleurs sur la nécessité de faire naître un sentiment d’identité homosexuelle chez ceux qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes sur les lieux de rencontre, afin de pouvoir lutter contre le sida (24). A l’inverse, une étude britannique montre que les usagers des lieux de rencontre situés dans le Nord-Ouest de Londres se considèrent majoritairement comme homosexuels (25). D’une façon générale, dans ces différentes études, il est regrettable de constater l’absence de questionnement sur la construction des catégories socio-sexuelles utilisées (homo/bi/hétéro) et sur la répartition des sujets au sein de ces catégories (auto-désignation, etc.).

Sur ces deux points, les différences de résultat sont en grande partie liées à la diversité des origines géographiques – et donc des contextes socioculturels – des travaux présentés. Si l’on s’en tient à ces grands traits, il existe en effet une différence sensible au niveau des scénarios proposés selon le pays dans lequel a été réalisée la recherche ou l’action présentée. En schématisant, il est possible de répartir ces scénarios en deux grandes catégories, suivant la ligne de partage entre pays occidentaux et "pays en voie de développement". Les présentations des pays non-occidentaux dépeignent des individus vivant dans l’isolement une homosexualité non-identitaire, fréquentant les lieux de rencontre dans la clandestinité, sans autres liens avec des pairs, et se trouvant confrontés au risque de contamination par le VIH et à d’autres dangers liés aux lieux de rencontre sur lesquels se produisent parfois des arrestations policières ou des agressions homophobes (26).

Entre la recherche et l’action

La catégorisation des présentations proposée ci-dessus ne rend pas compte du caractère hybride d’une partie importante d’entre elles. En effet, plusieurs travaux ont un statut intermédiaire qui se situe entre la recherche et l’action de prévention, sans se présenter pour autant sous le label de "recherche-action". Certaines recherches sont conçues dans le but explicite de concevoir, à partir des résultats obtenus, les actions de prévention les mieux adaptées (3, 24, 25, 27). D’autres, bien que n’affichant pas cet objectif, s’achèvent elles-aussi par des recommandations concrètes ou de simples exhortations à la prévention (5, 12, 28, 29, 30). Par ailleurs, la présentation de certaines actions de prévention montre qu’elles ont été pensées d’emblée avec le travail d’évaluation qui en sera fait, ou les outils qui permettront de recueillir des informations sur les populations qu’elles ciblent (31, 32). De manière logique, plusieurs recherches sont d’ailleurs des évaluations d’actions de prévention (6, 33, 34). De ces différents ponts dressés entre la recherche et l’action découle un ensemble de questions relatives aux objectifs et aux dispositifs méthodologiques des travaux, questions qu’il est d’ailleurs possible d’appliquer de manière plus générale à une grande partie des objets de la recherche en sciences sociales sur le sida.

Le souci d’application concrète des résultats de la recherche à des fins préventives ou celui d’évaluer les effets des actions entreprises se traduit, dans plusieurs cas, par la mise en place de collaborations entre membres d’associations et chercheurs universitaires. En effet, un certain nombre de présentations sont signées par des auteurs provenant d’espaces distincts (6, 25, 27, 29, 31, 33, 34). Ces rapprochements favorisent indéniablement le travail de chacun, d’une part en optimisant le recueil d’informations sur des populations dont l’accès est parfois malaisé et d’autre part en garantissant la valeur "scientifique" des résultats produits à fin d’application ou d’évaluation. En revanche, la volonté de réduire la recherche à sa dimension appliquée, comme le fait de s’intéresser en premier lieu à la question obsédante de la gestion des risques, oriente les études sur des pistes strictement balisées et conduit à reléguer au second plan un ensemble de questions qui paraîtraient pourtant centrales à une analyse dégagée de toute logique utilitariste. On peut d’ailleurs se demander si la pré-construction des objets de recherche dans l’optique de la prévention du sida ne camoufle pas des questions qui pourraient pourtant intéresser au premier chef la mise en place des politiques préventives.

Produits d’un même syncrétisme, les options méthodologiques des recherches présentées ici cumulent souvent les approches qualitative et quantitative. A l’exception des études de cohortes qui s’appuient sur la passation régulière de questionnaires, la plupart des travaux s’effectuent en différentes étapes, qui combinent l’observation ethnographique – bien que l’expression ne soit pas employée –, la réalisation d’entretiens et le recueil de données quantitatives par questionnaires. Ces étapes sont alors parfois menées par des intervenants différents.

L’importance du recours aux "pairs" – individus présentant les mêmes caractéristiques que ceux sur lesquels portent les recherches – apparaît aussi bien pour les actions que pour la recherche. Formés à l’observation ou aux techniques d’entretien, ils interviennent sur le terrain comme informateurs privilégiés ou responsables du recueil des données, diffusant également les questionnaires dans certains lieux, puis sont relayés par les chercheurs pour l’analyse des résultats. Notons au passage l’absence chez les chercheurs eux-mêmes du recours à l’"observation participante", dont l’usage se développe pourtant dans les recherches sur les sexualités, contribuant à renouveler la réflexion générale sur les enjeux de cette méthode, classique en anthropologie sociale et –dans une moindre mesure – en sociologie. Les travaux présentés à Genève se caractérisent donc par un "désengagement" du chercheur sur son terrain au profit d’un recours à des "pairs référents", sans qu’aucune réflexion d’ordre éthique ne soit pour autant formulée à ce sujet.

En outre, plusieurs organisations réalisent elles-mêmes l’évaluation de leurs actions de prévention. Bien souvent, celle-ci se conclut par des observations qui valident et légitiment les interventions, à travers la production de résultats qui attestent de leur efficacité préventive. De telles conclusions, souvent intuitives et mal argumentées, posent bien sûr la question de la valeur qui doit leur être accordée, mais aussi celle des conditions – évaluation scientifique, intervention politique, etc. – qui, dans certains pays, déterminent l’action auprès de populations que l’on suppose – probablement à juste titre – menacées par les risques d’exposition au VIH.

Le silence, l’espace et le sens

Le fait que les recherches ne soient jamais dégagées d’un souci d’application explique en partie l’occultation d’un certain nombre d’aspects qui, à tort ou à raison, sont considérées comme secondaires au vu de tels objectifs. Ainsi, il n’est jamais fait d’analyse des lieux de rencontre en terme spatial, à l’exception d’une contribution, probablement la plus intéressante, qui propose de comparer les comportements des clients de backrooms et de saunas londoniens aux représentations liées respectivement à ces deux types d’espace (27). Nous soulignerons ici les apports d’une telle approche, qui valorise le sens attribué aux espaces et son effet sur les comportements, en la comparant à une autre, plus problématique, qui s’attache à démontrer, dans une perspective béhavioriste, les stratégies mises en œuvre par certains clients de saunas pour parvenir à "satisfaire leur désir de relations sexuelles non protégées" (28). Ces deux études, très contrastées, partent chacune du constat de la réputation négative de ces lieux et se proposent d’analyser la gestion des risques chez leurs usagers.

Elwood et Williams font l’hypothèse que certains clients de saunas utilisent les normes de silence qui régissent les interactions dans ces lieux pour "satisfaire leur désir de pénétration anale non protégée". 41 entretiens menés avec des personnes déclarant une relation sexuelle récente au sauna ont été analysés. Selon les auteurs, le silence qui règne dans les saunas protège l’identité des usagers et concourt à l’efficacité de relations sexuelles furtives ; mais il favorise les relations sexuelles non protégées. En dépit de bonnes connaissances sur la transmission du VIH et sa prévention, des prises de risques sont rapportées. Les auteurs décrivent le déséquilibre qui existe entre les hommes sexuellement "actifs" ("insertive") et les hommes sexuellement "passifs" ("receptive"). Les premiers profiteraient du silence pour pratiquer des pénétrations anales non protégées, sachant que la majorité des personnes interrogées considèrent que la proposition du préservatif incombe au partenaire "insertif" (ou "actif").

Ainsi, les "insertifs" déclarent un usage du préservatif uniquement lorsque leurs partenaires "réceptifs" le réclament, à savoir rarement. Les partenaires "réceptifs" quant à eux se révèlent réticents à l’idée de briser le silence et se laissent donc souvent pénétrer sans préservatif. Les parti-pris des auteurs semblent l’emporter ici sur l’analyse scientifique. Poser l’hypothèse que les "insertifs" profitent du silence pour satisfaire leur désir de pénétration non protégée, c’est tout d’abord créer une distinction artificielle entre "insertifs" et "réceptifs" du point de vue d’un tel désir, distinction qui reste à étayer. Mais c’est aussi faire fi des modalités de négociation non verbales qui interviennent dans ce contexte. Le fait qu’il ne soit pas ici tenu compte d’une donnée si essentielle rend sceptique quant à la validité des interprétations. Les auteurs semblent par ailleurs assimiler de manière implicite les séropositifs aux "insertifs" - le scénario d’une planification stratégique de la pénétration non protégée rappelant étrangement l’obsession de la contamination volontaire.

Moins en proie au fantasme et à la caricature, l’étude de Keogh et al. s’attache à analyser les raisons des différences qu’ils constatent au niveau de la déclaration des risques pris respectivement dans les saunas et dans les backrooms. Un questionnaire auto-administré portant sur les comportements sexuels a été rempli par 179 clients de backrooms et de saunas. 20 entretiens ont ensuite été réalisés à propos des "motivations pratiques et érotiques, des significations symboliques du risque, de l’intimité, du plaisir, etc." 8% des répondants déclarent au moins une pénétration anale non protégée dans un sauna au cours de la dernière année, 16% en déclarent au moins une dans une backroom et 43% en déclarent au moins une chez eux. Dans leur analyse, les auteurs insistent sur l’importance du sens. Ils déduisent de leurs données qualitatives que ces résultats sont liés aux différences de significations symboliques attribuées respectivement aux saunas et aux backrooms.

Au niveau des représentations de leurs usagers, les backrooms sont associées à une "sexualité transgressive". Ceux-ci se perçoivent comme plus expérimentés sexuellement et plus susceptibles de connaître leur statut sérologique. Les hommes pratiquant la pénétration anale non protégée sont ainsi perçus comme connaissant et assumant leur séropositivité, alors que les autres sont considérés comme étant séronégatifs. Les saunas à l’inverse sont associés à la relaxation, à la santé et au voyeurisme sexuel. Leurs usagers se fondent moins que ceux des backrooms sur les comportements observés pour évaluer le statut sérologique de leur partenaire. Les auteurs en concluent que les comportements à risque doivent être pensés en relation avec les significations symboliques attribuées aux lieux et donc en termes de considérations spatiales. Cette étude, qui insiste sur l’influence des représentations symboliques liées à l’environnement sur les comportements, présente l’avantage de concilier souci d’application préventive et tentative de compréhension plus fondamentale des enjeux de la fréquentation de ces lieux. Elle est en outre l’une des rares à placer la question de la séropositivité au centre de son analyse.

La question du statut sérologique

Il nous faut pour finir reposer la question tabou mais fondamentale de l’influence sur les comportements sexuels du statut sérologique des individus et de la prise en compte du statut sérologique de leurs partenaires. En France, plusieurs témoignages littéraires ou médiatiques de personnes séropositives récemment publiés mettent en scène une sexualité non protégée. A Paris, certains lieux de rencontre commerciaux sont considérés par la rumeur comme étant plus spécifiquement fréquentés par des séropositifs. Dans un esprit comparable, des chiffres hasardeux concernant les comportements non protégés des séropositifs ont été publiés il y a quelques mois par un quotidien de renom. Pour autant, les travaux – en particulier qualitatifs – sur la sexualité des séropositifs restent très rares et les liens entre gestion des risques et statut sérologique ne sont presque jamais interrogés dans les recherches sur les lieux de rencontre homosexuels.

En même temps cependant, les représentations évoluent. Si la question du statut sérologique restait entière il y a encore quelques années pour toute personne confrontée à un partenaire ne proposant pas ou refusant le préservatif – repensons à l’affiche de la Gay Men’s Health Crisis (35) adaptée fin 1997 en français par AIDES Ile-de-France –, le fait que les clients des backrooms interrogés par Keogh et al. considèrent comme séropositifs les personnes qui adoptent des comportements à risques montre que certaines représentations ont changé, qu’aucune donnée scientifique ne peut venir confirmer ou infirmer. Le développement de telles études permettraient sans doute de repenser la notion même de risque et d'interroger les usages sociaux des catégorisations liées au statut sérologique.



1. A notre connaissance, il existe cependant des recherches de ce type en Afrique du Sud.
2. Cet essor semble par ailleurs déborder le cadre des préoccupations liées au VIH ; ce fut l’un des bilans du colloque Beyond boundaries : sexuality across culture. First international conference (29 juillet - 1er août 1997, Amsterdam). Une table ronde sur ce thème sera organisée lors de la seconde édition (24 - 27 juillet 1999, Metropolitan University, Manchester).
3. Ahmed S. et al., " Risky sexual practices amongst MSM in public sex environment in Dhaka of Bangladesh ", 23144.
4. Angulo Daneri D.M.A., " Research on homosexual population that attend frequently to Lima’s pornographic cinemas ", 23141.
5. Gregorio Jr E. et al., " Sexual practices of gay men in third class movie houses and beauty parlors ", 23145.
6. Ichinawa S. et al., " Potential for an HIV epidemic and prevention among men who have sex with men (MSM) in the Tokyo Metropolitan area ", 33109.
7. Rappelons, si besoin est, qu’une corrélation statistique ne doit pas être systématiquement interprétée comme une relation de causalité.
8. Ekstarnd M. et al., " Increasing rates of unprotected anal intercourse among San Francisco gay men include high UAI rates with a partner of unknown or different serostatus ", 23116.
9. Seal D.W., et al., " An ethnographic study of factors associated with HIV risk behavior among young men who have sex with men ", 24105.
10. Dufour A. et al., " Correlates of risk behaviors among young and older men who have affective and sexual relations with men (MASM) in Montreal ", 23409.
11. O’Leary A. et al., " Sexual HIV transmission risk among HIV-seropositive men who have sex with men recruited from three venue types in two US cities ", 60384.
12. Parsons J. et al., " Sexual behavior among HIV seropositive men-who-have-sex-with-men who frequent public and commercial sex environments ", 23405.
13. Six d’entre elles proviennent d’une même étude de cohorte ("Seropositive Urban Men's Study").
14. Day J. et al., " Use of targeted outreach and Orasure test to measure HIV prevalence and associated risk among high-risk, young men who have sex with men (MSM) ", 23138.
15. Halkitis P. et al., " Factors related to protease inhibitor (PI) adherence among sexually active men-who-have-sex-with-men ", 60192.
16. Hays R.B. et al., " Sex is more than HIV risk : the many roles sex plays in the lives of young gay men ", 14314.
17. Hoff C. et al., " HIV + MSM in discordant relationships report sexual risk-taking with primary and non-primary partners ", 14176.
18. Nardone A. et al., " Active surveillance of sexual behaviour amongst homosexual men in London : results over two years ", 14118.
19. Remien R.H. et al., " Perceptions, attitudes, and sexual risk among HIV-positive men with undetectable plasma viral loads ", 23389.
20. Stirratt M. et al., " Predictors of serostatus disclosure by HIV+ men who have sex with men to casual sex partners who are HIV- or HIV status-unknown ", 60193.
21. Wolitski R. et al., " HIV-seropositive men's perceived responsibility for preventing the transmission of HIV to others ", 23361.
22. Ramkissoon I. et al., "  Harm reduction among south asian men who have sex with men at Toronto bathhouses ", 60709.
23. Smith G.D., HIV intervention among Chinese MSM in Hong Kong’s "gay saunas", 43316.
24. Banerjee A. et al., " Social and individual constraints underlying the emergence of "gay" identity and "gay" support groups in India ", 43337.
25. Kirk M. et al., "Who’s cruising who ?" : a study of the socio-sexual characteristics of men using public sex environments (PSE) in North West London ", 13424.
26. Voir par exemple Lahiri S., " A study on the levels of physical and verbal harassment of MSM’s in public sex environment ", 44179.
27. Keogh P. et al., " Anonymous unprotected anal intercourse in London’s gay backrooms and saunas ", 14218.
28. Elwood W. et al., "  Gay men’s strategic use of bathhouse communication rules for unprotected anal sex ", 23520.
29. Mirandola M. et al., " Sexual behavior among gay men attending sauna clubs in North-East of Italy ", 23426.
30. Williams M.L. et al., " Application of a cognitive escape theory to a high-risk drug use and sexual setting ", 23113.
31. Beaudry A. et al., "Provincial project". Prevention interventions : outreach program targeting men who have sex with men ", 43287.
32. Jaime A. et al., " Preventing HIV/AIDS in dark rooms ", 33451.
33. French R. et al., " An evaluation of community-based STD/HIV prevention work in public sex environment (PSE) ", 43293.
34. Power R. et al., " Imaginative research for HIV prevention in public sex environments ", 24177.
35. Voir Clouzeau F., " Séropositivité et sexualité entre hommes ". Transcriptase, décembre 1997, n° 61, p. 7-9.