TranscriptaseRevue critique
de l'actualité scientifique internationale
sur le VIH
et les virus des hépatites

   
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n°106 - janvier-mars 03

 


A quoi servent les recommandations ?

 

Gilles Pialoux


 








 

 

C'est une donnée indiscutable : la prise en charge de l'infection VIH s'inscrit désormais dans la gestion d'une maladie chronique, aux aspects pluridisciplinaires et à la dimension aussi sociale que médicale. Mais s'il est une particularité de la maladie VIH, outre son passage à la chronicité, c'est bien la vitesse de renouvellement des informations scientifiques la concernant. D'où un évident besoin de recommandations, de "guidelines", afin de guider les pratiques, en ville comme à l'hôpital, au Nord comme au Sud. Même si recommander ne suffit pas - il faut des processus d'apprentissage et d'initiation -, nous avons souhaité, à TranscriptaseS, ouvrir un dossier autour des dernières recommandations 2002, françaises et nord-américaines, sur "la prise en charge des personnes infectées par le VIH". Tout d'abord en demandant au Pr Jean-Louis Vildé (Hôpital Bichat, Paris), une analyse critique et comparative des recommandations françaises (le "rapport Delfraissy") et américaines (Annals of internal Medicine) en matière de choix du moment le plus approprié pour commencer un traitement antirétroviral, où il apparaît que les divergences trouvent, après recherche en amont, certaines explications bibliographiques, voire culturelles...
Nous avons aussi souhaité donner la parole à ceux qui sont censés s'appuyer sur les recommandations internationales : les prescripteur. Qu'ils soient de Paris, Grenoble, Casablanca, Chiradzulu, Niamey, Douala, Alger, Ouagadougou... Ils apportent leurs témoignages pour des pratiques de soins diverses, témoignages éclairés par la présentation d'une étude qui s'est penchée sur l'attitude des médecins français prenant en charge l'infection à VIH face aux recommandations officielles d'experts (à l'époque celles du "rapport Dormont" rendues publiques fin 1997).
Enfin, nous avons demandé à Pascale Leclercq (CHU de Grenoble, France) de présenter la synthèse de l'avis d'un autre groupe d'experts sur la prise en charge des anomalies métaboliques associées au traitement antirétroviral.